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Fiche pastorale : servir la joie d’autrui

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clownQuand le laïc et clown blanc « Solosollo Sanzel » (Ludovic Odye) rencontre P. Benoit Sévenier eudiste : naissance d’un terrain de Nouvelle Évangélisation

Depuis six ans, Ludovic Odye anime des ateliers au centre spirituel la Roche du Theil avec le Père Benoît Sévenier. Ancien ouvrier, comédien reconverti en clown, il veut aider les gens à « trouver leur clown » et à « s’offrir » dans l’humilité et la joie. Sur scène il est « Solosollo Sanzel », clown blanc mélancolique et enfantin.

Solosollo Sanzel, c’est un nom qui vient de loin ! Solo, comme le chanteur Mano Solo, dont j’ai été longtemps très fan et que j’ai appris à ne plus idolâtrer. Solo, comme seul, car j’ai parfois été tellement exigeant avec les femmes, jaloux, qu’elles m’ont mis à la porte, sans elles. Sanzel, enfin, en hommage à la jolie définition qu’Ariane Mnouchkine donne du clown : « un Ange tombé du ciel à qui l’on a coupé les ailes ». Un bout de Dieu sur terre donc. Sans zèle. Humble. Le fondement de mon clown c’est qu’il sait qu’il ne sait pas mais il fait croire qu’il sait et suscite une incompréhension totale. Moi aussi, il m’arrive de ne rien comprendre à mon passé. Et je fais rire avec ça.

Il y a six ans, j’assistais à une formation de clowns et j’ai rencontré le père Benoît Sévenier. Depuis, on anime des sessions « Servir la joie d’autrui » ensemble : lui s’occupe des notions bibliques, de la foi, moi j’essaye de mettre tout ça en application en apprenant aux gens à « trouver leur clown ». Trouver son clown, c’est descendre au plus profond de soi pour trouver des choses essentielles qui n’appartiennent qu’à soi, une sorte de vérité originelle. Et les offrir, ensuite, pour toucher et susciter la joie, en se détachant du contexte social et moral. Si cela peut les amener à suivre la vie de Jésus, alors c’est gagné !

Ca peut sembler fou mais Jésus et le clown ont beaucoup de points communs notamment dans le lien qu’ils tissent avec les autres : tous deux font du don de soi le point culminant de la relation. Ils nous apprennent aussi à être présents au présent, à devenir concrets, à aller jusqu’au bout. Pour le clown, cela signifie aller jusqu’où le corps nous amène, jusqu’au bout de l’abandon qui est aussi un abandon à Dieu. Très vite, on se rend compte qu’on a des limites et des imperfections mais cela ne fait rien car on est joyeux, ouverts à une Espérance formidable ! Le clown ne fait pas, il se « laisse faire ». Laisser agir le Christ et son Royaume en nous, c’est aussi ce que demande la religion catholique. Un abandon. Cela m’évoque une histoire : un enfant regarde une statue sans bras et s’étonne. Pourquoi n’a-t-elle pas de bras? Son père lui répond : parce qu’on n’a pas besoin de bras pour construire le Royaume de Dieu. Voilà pourquoi Ariane Mnouchkine parle du clown comme d’un ange à qui on aurait coupé les ailes.

Comme le Christ, le clown est beau. D’ailleurs, les gens sont toujours étonnés que je leur demande d’être beaux en les poussant à être ridicules… Pourtant, dans le fait d’être ridicules, il y a quelque chose qui nous ramène à ce que nous sommes, dans la pauvreté de notre être. C’est en étant petit devant le public qu’on acquiert la dignité et c’est précisément cette dignité qui est belle. Être ridicule c’est laisser de la place à l’autre… Et le rendre à son humanité.

Plus d’infos sur Ludovic Odye sur http://avatarcalcium.com

http://www.lavie.fr/religion/spiritualite/pretres-clowns-pour-l-humour-de-dieu-20-12-2011-22728_22.php

P. Benoit Sévenier eudiste, nous dit comment son clown transforme sa manière d’être prêtre et devient un outil de pastorale extraordinaire.

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