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En couple, engagés socialement, croyants et heureux

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Ils ne se sont pas limités à un petit bonheur à deux puis à quatre (avec la naissance de leurs deux filles). Installés dans le XVIIIe arrondissement de Paris, Chrystel, l’aveyronnaise, et Do, le fils de réfugiés vietnamiens, ont choisi de «partager l’amour au-delà de leur petit cercle de confort».
Avant que la Providence ne les fasse se rencontrer, on trouve deux histoires familiales, deux itinéraires de foi, deux orientations professionnelles. Chrystel, 40 ans, a grandi dans le monde rural. Ses racines ? Un milieu agricole pas forcément militant mais généreux et une éducation catholique classique.  Très tôt, au collège, Chrystel s’engage au MEJ (Mouvement eucharistique des jeunes) qui lui «ouvre des horizons spirituels et l’amène à rencontrer des gens très différents». À l’université du Mirail, à Toulouse où elle suit un DEUG d’histoire, elle s’engage dans l’aumônerie étudiante. De même, à Lille où elle s’oriente vers un Master en information/communication c’est à l’aumônerie qu’elle choisit d’habiter en devenant membre de l’équipe d’animation du lieu tout en participant activement à la Mission étudiante. Devenue responsable de la région Nord-Champagne, elle intègre l’équipe nationale avant de connaître une période de rupture avec l’Église-institution avec qui elle ne renouera qu’au moment de sa rencontre avec Do.

Faire alliance avec les plus vulnérables

Ayant découvert le monde de l’exclusion grâce à une cousine lors d’une animation d’été du mouvement ATD-Quart monde, elle se sent de plus en plus attirée par cette volonté de faire société avec les plus oubliés de la société. Elle prend comme thèse d’études la médiatisation de la Journée mondiale du refus de la misère et devient proche d’ATD-Quart monde avant de rejoindre le Secours catholique où elle s’engage comme bénévole puis en tant que déléguée salariée des Hauts-de-Seine. C’est là qu’elle «trouve son bonheur avec des gens formidables» et tente de construire quelque chose dont elle parle beaucoup: «le Royaume». Et ce autant dans des lieux d’accueil de jour que lors de célébrations vécues au siège.

Unifier travail et engagement.

Le parcours de Do, 35 ans, est lus sinueux. Né d’un père chinois immigré au Vietnam et d’une maman qui était bouddhiste,il a baigné dans une certain syncrétisme mêlant le culte des ancêtres à la messe. C’est à Toulouse qu’il est baptisé au sein de la communauté religieuse qui a accueilli ses parents. Montés en région parisienne ceux-ci passent rapidement d’un logement social à Ivry (Val-de-Marne) à un pavillon dans le Val d’Oise. «Notre famille, témoigne-t-il, est le modèle type de l’ascenseur social. Personnellement je me sens très redevable envers ce pays d’accueil. J’ai toujours réalisé la chance que j’ai eue d’aller à l’école de la République». Le jeune homme a découvert la misère du monde à travers la photo de la famine en Somalie et rêvé de devenir médecin pour partir avec MSF mais il est écartelé entre ce fort désir de s’engager et sa carrière d’ingénieur informatique. Quelques courtes missions en Guinée et au Niger avec ISF (Ingénieurs sans frontières) ne suffisent pas à combler un sentiment grandissant de «vacuité». «Même si, précise-t-il, je m’éclatais techniquement et j’appréciais mes collègues». C’est à ce moment que le travail, le goût des relations et la foi vont s’unifier. Do, l’amateur de chants et de musique, part une semaine à Taizé. Il en revient «transformé».Deuxième choc: la rencontre avec Chrystel dans un groupe du Secours catholique, «La vie en musique». Il devient à ce point «accro» à ces moments joyeux et égalitaires avec des personnes de toutes conditions qu’il décide de changer radicalement de cap professionnel. Aujourd’hui directeur d’une structure de reconditionnement de cartons de déménagement qui est en même temps une entreprise de réinsertion, il essaie d’y insuffler le même esprit. Il affirme « ne jamais s’être autant éclaté dans son travail et n’avoir jamais autant travaillé de sa vie, tenant grâce à Chrystel et aussi à des temps ponctuels de prière et de lecture ».

Disciples du Christ dans la cité

Sur le plan ecclésial, le couple fréquente l’église Sainte-Hélène, une paroisse des portes de Paris animée par les Fils de la Charité avec «une grosse mixité sociale et culturelle» où Chrystel s’est occupée durant deux ans de l’éveil à la foi. Mais c’est d’abord à l’extérieur qu’ils se découvrent «disciples», cet engagement social étant affirment-ils, «un moteur» pour leur vie de couple et de famille. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’ils ont choisi comme texte pour leur mariage l’épître de saint Paul sur le corps. «Je me sens concernée par l’épanouissement des gens qui souffrent, nous sommes liés les uns aux autres», explique Chrystel

Source : Eglise en périphérie, Rapport 2016, CEF

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